Il est des hommes qui forcent le respect et l'admiration tant leur vie fut un exemple.

Henri Mosson (1924-2025), doyen des survivants du camp de Natzweiler-Struthof. Déporté sous le matricule 6290 NN (« Nuit et Brouillard ») puis 157414 à Dachau-Allach,

fait partie de cette catégorie d’Hommes.

C’est avec une profonde tristesse que nous avons appris qu’il s’est éteint à Dijon à quelques jours de son 102ᵉ anniversaire.

Témoin de la Résistance et de la déportation, Henri Mosson aura consacré une grande partie de sa vie à la transmission de la mémoire auprès de la jeunesse et du grand public.

Son témoignage, conservé dans plusieurs enregistrements, demeure un héritage essentiel, consigné dans son livre Ma déportation (Éditions Tirésias – Michel Reynaud).

M. Henri Mosson, Officier de la Légion d’honneur et commandeur des Palmes académiques laisse le souvenir d’un engagement exemplaire. Je salue sa mémoire.

Ayons – à l’esprit – une phrase écrite sur un mur de sa prison sous le coup d’une condamnation à mort : « la liberté n’est chère qu’à ceux qui l’ont perdue ».

J’adresse mes sincères condoléances à son fils Gérard, à sa famille et à ses proches.

Photo archives LBP /Céline GILLOT