Comme depuis le début de mon mandat, je me suis rendu dans plusieurs écoles de la 3ᵉ circonscription de la Côte-d’Or, à Rouvres-en-Plaine, Sennecey-lès-Dijon et Genlis. L’occasion de partager un moment fort avec les élèves, leurs parents, les équipes pédagogiques et les élus locaux. Cette rentrée, plus qu’un simple retour en classe, a été l’occasion de mesurer encore l’énergie collective qui anime nos écoles et de réaffirmer mon engagement pour une école publique ambitieuse, inclusive et proche des territoires.
À Rouvres-en-Plaine, aux côtés de son Maire Hubert Sauvain, j’ai vu les sourires des enseignants, des parents et surtout des élèves heureux de retrouver leur école et leurs enseignants. La joie était d’autant plus palpable que, grâce à la mobilisation des parents et des élus, nous avons évité la fermeture d’une classe de maternelle qui aurait fragilisé les conditions d’apprentissage et la dynamique éducative locale.
À Sennecey-lès-Dijon, en revanche, le retour à l’école était plus difficile car l’argument budgétaire a prévalu sur l’intérêt pédagogique. En effet, malgré 7 nouvelles inscriptions à l’école élémentaire Roland Belleville, la fermeture d’une classe a été confirmée fin août ce que nous déplorons vivement avec la Maire de la commune, Agnès Billiet. Résultat : les enseignantes ont accueilli jusqu’à 30 élèves dans leurs classes à l’école primaire ce matin. Ces conditions ne sont pas tolérables pour les équipes pédagogiques qui ne peuvent faire correctement leur travail, ni pour les élèves dont les conditions d’apprentissage ne ressemblent aucunement à celles d’une classe de moins de 20 élèves.
À Genlis enfin, avec son Maire Martial Mathiron, l’implication des équipes éducatives et des AESH au sein des écoles Paul Bert et Le Chenaie mais aussi au collège Albert Camus est toujours aussi remarquable. Mais le non-renouvellement du poste de psychologue du RASED – Réseau d’Aides Spécialisées aux Élèves en Difficulté – alors même que celui-ci avait instruit 188 dossiers l’année passée, est une très mauvaise nouvelle laissant les équipes et le maire dans l’incompréhension.
Je réitère donc mon appel à un véritable dialogue avec les élus locaux et les équipes pédagogiques, pour que les décisions venant du rectorat soient prises en concertation avec les territoires, et ne tombent pas comme des couperets sur les établissements scolaires. La carte scolaire ne peut ignorer les spécificités locales, les projets éducatifs ou encore l’impact social de ses choix.
Alors que nous sommes à quelques mois de l’élection présidentielle, j’invite chacune et chacun à regarder attentivement ce que proposent les candidats pour l’école de la République. Car celle-ci mérite mieux que des fermetures aveuglées par les chiffres.
Elle mérite des moyens, de la stabilité et une vision à la hauteur de son rôle : former les citoyens de demain.